Les 100 BD à lire avant la fin du monde

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Asterios Polyp

À bout, il quitte son appartement new-yorkais en feu, attrape le premier car au pif pour ne plus revenir en arrière. Son nom : Asterios Polyp, professeur d’architecture sans jamais avoir bâti le moindre édifice. Voici son histoire. En théorie, une bonne BD, c’est la juste adéquation du scénario et du dessin, l’un se mettant au service de l’autre et inversement. Selon ce principe basique (et simpliste), Asterios Polyp est proche de la perfection, tant sa construction est capable de décrocher des mâchoires à chaque page tournée… Du travail subtil des couleurs au rythme de folie des planches, tout est d’une justesse folle vis-à-vis du propos. Et David Mazzucchelli rend tout cela tellement frais. Il s’amuse constamment, comme lorsqu’il jongle entre les styles graphiques pour définir tel ou tel personnage, comme autant de dessins totems. C’est simple : le dessin est tellement sur le vif, en mouvement, que la BD semble se créer sous nos yeux, au gré de l’action et des réflexions.
Le récit plonge au plus profond de l’âme d’un être incomplet et retors qui apprend doucement à aimer, à regarder autour de soi. Truffé de moments suspendus et d’instants délicieux, c’est un portrait labyrinthique faisant tours et détours pour parler d’art et de création, d’ego et d’amour. Et que dire de cette fin… Une énorme claque !

Asterios Polyp - 35,00€ - Mazzucchelli David - éditions Casterman
Histoire en un volume

Oui, je le veux Non, ça a l'air nul Ocket ?

Eternal Sunshine of the
spotless mind
Michel Gondry
2004

Jimmy Corrigan
Chris Ware
éditions Delcourt - 49,95€

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Rabagliati
éditions La Pastèque
23,00€

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