Edmond Baudoin en dédicace et conférence le samedi 10 septembre.

Edmond Baudoin sera en dédicace samedi 10 septembre de 14h à 18h à la librairie pour le documentaire de Laetitia Carton : Edmond, un portrait de Baudoin projeté à la MJC de Novel à 20h en présence de l’auteur (le dvd du film est disponible en librairie) suivi du livre Eloge de l’impuissance par Baudoin.

Laetitia Carton présente son film ainsi : Edmond Baudoin est auteur de bandes dessinées. Il signe ses livres Baudoin. Moi, je l’appelle Edmond. La matière première de ses livres, c’est lui, sa vie. Il a été l’un des premiers à introduire l’autobiographie dans la bande dessinée. À Villars, son village du Var, devant un mur de pierres, Edmond peint, il marche, il danse, il aime.

EDMOND, un portrait de Baudoin Bande annonce

Edmond Baudoin est un personnage touche-à-tout, tout imprégné d’art, il dessine, il écrit, il peint, il s’intéresse à la danse contemporaine et crée des spectacles, il réalise des performances avec des musiciens… Rien ne l’arrête et tout l’intéresse !

Alors par où commencer pour parler d’un si grand monsieur ?

Peut-être par ses livres, qui pour la plus grande majorité sont à caractère autobiographique, romancés, transformés, rêvés peut-être, mais surtout autobiographiques.

Comme le Pattes de mouche de l’Association : J’ai été sniper où il raconte son entrée à l’armée et sa courte carrière de tireur d’élite, ou Piero réédité chez Gallimard où il parle de son enfance, de son frère et de leur passion commune pour le dessin. Ou encore Couma aco qui fut primé comme meilleur album à Angoulême en 1991 pour sa publication chez Futuropolis (le livre étant maintenant publié à L’Association), Baudoin nous y parle de la vie de son grand-père paysan.

Il y en aurait tant à citer ! Puisque l’auteur a été prolixe et a sorti pas moins d’une cinquantaine d’ouvrages depuis 1981 ! Seul ou accompagné, le plus souvent des histoires en un tome, qui nous parlent d’amour, de rencontres, de la vie tout simplement.

     

L’artiste répond à Bruno Canard dans une interview pour L’indispensable que vous pouvez retrouver en entier sur le superbe site du9 :

Edmond Baudoin : « Dans mon travail, il y a trois axes de création qui sont respectivement écrire, peindre et dessiner. L’acte de peindre me prend tout. Tant sur le plan physique que sur le plan intellectuel.
Ainsi, Je ne dors plus, je ne mange pas, mon corps tout entier travaille lorsque je peins. Je m’abaisse, je me relève, je transpire, je fatigue… Deux jours après avoir terminé, je n’arrive plus à marcher tellement j’ai mal aux fesses et aux jambes d’avoir continuellement changé de positions. La peinture est une bataille. Elle est physique comme un match de boxe. On brûle d’une traite une énergie extraordinaire. Une énergie qui nous épuise, mais qui, à la fois, nous lave l’esprit.

Avec le dessin et, bien sûr, la bande dessinée, je travaille presque toujours debout pour sentir la totalité de mon corps, même si, seuls le bras et le poignet bougent lorsque je dessine. L’engagement, qu’il soit physique ou intellectuel, est beaucoup plus long qu’en peinture et s’étale sur plusieurs mois. C’est beaucoup plus réfléchi que la peinture, et je peux aussi m’en libérer quelques temps pour m’oxygéner, aller me promener, me reposer, lire, faire ce que tout le monde fait dans une journée.
En écriture, c’est encore différent. Là, plus rien ne bouge si ce n’est les doigts qui tapent sur un clavier, et les sourcils que tu fronces. Il n’y a pas de sortie, plus aucune liberté. Qu’on soit au restaurant, au cinéma, en avion ou aux toilettes, l’écriture monopolise l’esprit. On vit avec. Tout le temps. C’est l’unique et grande différence entre l’acte d’écrire et l’acte de peindre. »

L’I. : Dans votre bande dessinée, le geste évolue beaucoup et semble vous placer de plus en plus intimement dans la création.

E. B. : L’acte d’amour dans la création d’un livre, c’est sa forme. Dans mon livre par exemple, je vais parler de mon frère, de mon père ou de ma mère, je vais parler de moi-même… mais je dois le faire en modulant les tonalités dans la narration.
Si je fais trois pages sur une tonalité qui est «moooooonnnn» (linéaire), il me faut à leur suite, par exemple, faire une page avec une tonalité différente comme «woawoawoa» (ondulante) pour revenir après à quelque chose qui soit «toptoptop» (saccade) et finir par «moooonnnn». C’est en cela que s’exprime l’Acte. C’est la manière dont est construit le livre, dont est écrite la lettre, dont est équilibré le tableau, dont est exécutée la danse.
L’Acte, c’est le rythme dans lequel on fait rentrer une totalité. Ensuite, la construction vient s’imposer. Pour certains écrivains l’acte d’amour n’apparaît qu’à la fin, lorsqu’ils reconstruisent leur travail et qu’ils n’en gardent que l’essentiel.
Pour ma part, je jette, je supprime beaucoup de choses d’idées et solutions quand je fais une bande dessinée. Il faut toujours s’interroger sur le rythme et la nature de son travail. »

Et Baudoin est loin d’avoir fini, à plus de 70 ans, il sortira le 8 septembre prochain son prochain livre : Méditerranée publié chez Gallimard Jeunesse.

« Là, sur la plage, la petite fille ne dort pas, elle ne rêve pas, elle a rêvé. Devant, dans un bleu très bleu, la Méditerranée se souvient. »

À travers ce conte aux nuances de bleus, Baudoin évoque avec poésie les caprices du destin et le drame des migrants qui tentent de traverser à n’importe quel prix la Méditerranée.

Il sera ravi de vous dédicacer ce nouvel album à l’occasion de sa venue samedi 10 septembre !

Baudoin est un personnage fascinant, son site internet est très intéressant et son Facebook toujours à la page !

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur la projection du documentaire sur le site de la MJC de Novel.

Tous les livres de Baudoin son disponibles sur Momie.fr.

Ou venez découvrir notre sélection pour l’après-midi de dédicace à la librairie !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *